1.5 M$ pour la recherche en oncologie au Centre de recherche du CHUS

2018-06-13

Brigitte Guérin veut optimiser les traitements du cancer de la prostate avec l'imagerie médicale et la radiothérapie ciblée.

La professeure-chercheure Brigitte Guérin, Ph. D. en chimie, en collaboration avec ses collègues Frédéric Pouliot et Jean-Mathieu Beauregard (CRCHUQc-UL), a obtenu une importante subvention de 1.5 M$ pour poursuivre ses travaux de recherche de pointe en oncologie, le 5 juin dernier, dans le cadre du tout premier concours EMC2 lancé par l’Oncopole. Des sept projets québécois qui bénéficieront du soutien financier de l’Oncopole, celui de Brigitte Guérin du Centre de recherche du CHUS permettra de développer de nouveaux traceurs en imagerie médicale pour mieux visualiser et caractériser les différentes cellules du cancer de la prostate métastatique et ainsi, offrir à ces patients des traitements plus efficaces et personnalisés.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus courant chez les hommes nord-américains. Or, le cancer évolue et les patients ne répondent plus toujours aux traitements offerts. Il en résulte que le cancer se propage et cause des métastases, souvent situées aux os. Afin de mieux traiter les patients, il faut pouvoir visualiser ces métastases et bien comprendre de quels types de cellules elles sont constituées.

La recherche en imagerie médicale sur le cancer de la prostate

Les outils pour visualiser les cellules sont appelés des traceurs, alors que les outils pour mieux traiter sont appelés des radioligands, explique la titulaire de la Chaire de recherche Jeanne-et-J.-Louis-Lévesque en radiobiologie Brigitte Guérin. « Notre nouvelle étude propose de faire passer aux patients trois examens d’imagerie, chacun avec un traceur différant pour bien identifier les différents types de cellules. Nous souhaitons aussi développer les radioligands essentiels à un meilleur traitement », souligne Brigitte Guérin qui a reçu à la fin du mois de mai une prestigieuse distinction de la Société canadienne de chimie, le Prix Clara Benson, soulignant ainsi son apport remarquable au secteur de la chimie.

Grâce à l’implication de plus de 36 chercheurs fondamentalistes et cliniciens et en raison des capacités de production et de distribution des traceurs, ce projet novateur pourra être réalisé pour en faire bénéficier les patients des hôpitaux de Sherbrooke (CIUSSSE de l’Estrie - CHUS), de Québec (CHUQc-UL) et de Montréal (CHUM, CUSM et CIUSSS-COMTL).

Actuellement, le suivi clinique des patients repose sur des d’examens d’imagerie, soit la résonance magnétique (IRM) ou tomodensitométrie (TDM), et de prises de sang pour détecter la hausse de l’antigène prostatique spécifique qui indique la maladie.

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