Cancer de la prostate : de nouvelles perspectives de traitement

2012-10-26

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment rencontré chez l’homme. Il se traite généralement de 3 façons différentes ou combinées soit par chirurgie, par radiothérapie et par hormonothérapie. Toutefois, malgré les nombreux effets secondaires, le recours aux manipulations hormonales est souvent nécessaire car ce traitement est très efficace à long terme.

Crédit photo: Robert Dumont, STIC UdeS

Dr Abdenour Nabid, M.D., chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, professeur à l’Université de Sherbrooke et radio-oncologue au CHUS. Crédit photo: Robert Dumont, STIC UdeS

L'équipe du chercheur, professeur et médecin Abdenour Nabid, M.D. a participé à une étude publiée au début septembre dans le très prestigieux New England Journal of Medicine.


Étude |
> Consulter l'article complet Intermittent Androgen Suppression for Rising PSA Level after Radiotherapy [Anglais]




De nets avantages pour les patients et pour le système de santé

Outre le fait que la survie des patients traités par intermittence ne soit pas affectée, les participants de ce groupe ont subi significativement moins d’exposition au blocage hormonal que ceux du groupe recevant le traitement en continu (approximativement 15 mois versus 44 mois, respectivement).

Cette façon de faire permet donc de diminuer considérablement les effets secondaires liés à la suppression d’androgènes, dont entre autres : la fatigue, les bouffées de chaleur, la baisse de libido et les dysfonctions érectiles.


La quantité de médication administrée étant moindre, cela représente une économie de coûts appréciable pour le patient et pour le système de santé globalement.

Cette étude soulève donc des questions importantes sur les coûts et bénéfices de traiter ou sur-traiter certains groupes de patients ainsi que l’impact des traitements sur la qualité de vie des patients.

 

Le Dr Abdenour Nabid, M.D., est chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, professeur à l’Université de Sherbrooke et radio-oncologue au CHUS.



Source | UdeS

 

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