Camille Ouellet, étudiante à la maîtrise en Biologie Cellulaire

2017-11-19

En 2015, le cancer gastrique était le 4e cancer le plus mortel dans le monde. En 2016, le taux de survie 5 ans après le diagnostic n’était que de 25 % au Canada. En tant qu’étudiante à la maîtrise en biologie cellulaire, Camille Ouellet consacre ses travaux de recherche à tenter de découvrir les mécanismes de développement et la progression de lésions cancéreuses dans le tube digestif et d’en savoir plus sur ce type de cancer encore relativement méconnu.

Axe Cancer : biologie, pronostic et diagnostic

Présentement, le cancer gastrique est difficile à diagnostiquer, ce qui limite grandement les options de traitement. « La complexité de cette maladie me pousse à vouloir l’étudier davantage et la comprendre afin d’avoir un impact sur la vie des gens qui en sont atteints. » explique l’étudiante.

Dans le laboratoire des professeurs-chercheurs Nathalie Perreault et François Boudreau, Camille Ouellet étudie la communication entre le mésenchyme et l’épithélium, qui sont deux couches de cellules différentes dans le tissu de l’estomac. La première est la couche qui est en contact avec la nourriture et qui sécrète entre autres l'acide gastrique, alors que la seconde est composée d'un réseau de fibres et de cellules qui permettent de communiquer avec l'épithélium. Cette deuxième couche, nommée mésenchyme, est jusqu’à maintenant moins étudiée dans les cas de pathologie mais a pourtant un rôle à jouer dans la formation de tumeurs.

Camille Ouellet a d’ailleurs fait une présentation à ce sujet au Club de Recherches Cliniques du Québec en octobre dernier. Cette présentation, intitulée «Effet synergique entre la perte de la signalisation mésenchymateuse des BMPs et un épithélium ayant un potentiel oncogénique accru dans la carcinogénèse gastrique?» lui a valu le prix Hans-Selye.

« Ce qui me passionne dans la recherche, c’est de voir que chaque jour je travaille à repousser la limite des connaissances sur le cancer en sachant que ces résultats vont avoir un impact éventuellement sur la vie des gens touchés par cette maladie. »

Pour son ambition, son engagement et ce prix bien mérité, le CRCHUS félicite Camille Ouellet et la nomme étudiante du mois de novembre. Merci et bon succès!

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