Chercheuse du mois d'avril: Brigitte Guérin, Ph. D.

2017-04-18

« J’ai la chance de pouvoir travailler au quotidien avec une équipe passionnée et dévouée qui aime relever les défis, des étudiants motivés et désireux d’apprendre, des collaborateurs chevronnés qui partagent leur savoir. Il est très stimulant de voir que les résultats de nos découvertes se rendent jusqu’aux patients par l’entremise d’un réseau de collaborations », mentionne cette professeure de l’Université de Sherbrooke et chercheuse membre du CRCHUS depuis 2007.

 

Brigitte Guérin, Ph. D.
Axe Imagerie-médicale

Spécialiste de la radiochimie, de la chimie bio-organique et médicinale, la chercheuse Brigitte Guérin développe des radionucléides et des traceurs pour l’imagerie médicale utilisant la tomographie par émission de positrons (TEP). Au cours des dernières années, son équipe de recherche a élaboré et validé une grande variété de nouveaux radiopeptides et dérivés d’anticorps pour l'imagerie TEP. Certains de ces travaux issus de collaboration ont été brevetés et ont fait l’objet de plusieurs publications. 

Les projets de collaboration impliquent l’utilisation de l’imagerie TEP dans des domaines aussi variés que le métabolisme des acides gras et des corps cétoniques, l'évaluation de la fonction cardiaque, la douleur et la détection précoce du cancer et le suivi du traitement.

« Mon rôle implique le développement de radioisotopes et de traceurs TEP ainsi que leur validation in vitro/in vivo en imagerie médicale préclinique. Cela peut aller de la découverte de biomarqueurs à l’application clinique de ces nouveaux outils moléculaires avec l’objectif d’offrir un diagnostic de plus en plus précoce et un suivi thérapeutique personnalisé », souligne la chef du laboratoire de radiochimie du centre d’imagerie du CRCHUS, la professeure-chercheuse Brigitte Guérin.

Cette année, l’équipe de Brigitte Guérin a complété le développement du zirconium, un émetteur positron de longue demi-vie, bien adapté à l'imagerie d'anticorps. En plus d’utiliser ce radiométal au CRCHUS, il est aussi distribué à d’autres centres d’imagerie TEP au Canada. Pour complémenter les travaux plus fondamentaux avec les radiométaux, cette équipe dynamique a également préparé de nouveaux chélateurs qui permettent de  fixer plus fortement le  68Ga  et le 89Zr aux peptides et anticorps, comparativement aux autres chélateurs utilisés en recherche.

En parallèle à toutes ces activités scientifiques, la chercheuse a également déposé un brevet sur une méthode simple de purification du technétium produit par le cyclotron, incluant le recyclage du molybdène, afin de faciliter la production commerciale à plus grande échelle de ce traceur. 

 

Faits saillants en 2016-2017

L’équipe de recherche en radiochimie produit le DOTA-TATE pour aider à mieux caractériser les tumeurs neuroendocrines et faire le suivi des patients atteints de cancers. Ce projet a pu être réalisé grâce aux ressources des Fonds de la Recherche en Santé du Québec, via le Projet de développement stratégique innovant, la contribution financière des cliniciens en médecine nucléaire ainsi que l’assistance des responsables du contrôle de qualité et des affaires réglementaires du centre d’imagerie du CRCHUS. 

Le CRCHUS est le premier centre au Canada avoir reçu l’autorisation de Santé Canada pour son évaluation clinique et le seul à l’offrir actuellement à la population canadienne. L’étude clinique dirigée par le Dr Eric Turcotte, nucléiste et chercheur au CRCHUS, a débuté en juin 2016. Jusqu’à tout récemment, plus de 130 patients provenant non seulement de l’Estrie, mais également de divers endroits au Québec et au Canada ont pu bénéficier de ce traceur. 

 

 

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