Étudiante du mois de mai : Sarah Lafontaine

2018-05-17

Étudiante au doctorat en recherche en sciences de la santé, cheminement en sciences infirmières

Axe Santé: populations, organisation, pratiques

La doctorante Sarah Lafontaine, qui s’intéresse à l’éducation des personnes vivant avec un diabète de type 2 sous la direction d’Édith Ellefsen et Patricia Bourgault, a obtenu le 1er prix du jury et Prix du public lors du concours Ma thèse en 180 secondes. La finale nationale, qui se tenait le le 9 mai dernier à Chicoutimi, était organisée par  l’Association francophone pour le savoir – ACFAS et a permis à Mme Lafontaine de présenter au grand public son sujet de recherche avec des termes simples, en seulement trois minutes! Tout un exploit! 

Mieux gérer le diabète 

Les travaux de la doctorante Sarah Lafontaine portent sur le développement d’une nouvelle intervention de soutien à l’autogestion pour les adultes vivant avec un diabète de type 2. L’intervention qui sera développée dans son projet de recherche s’appliquera aux patients présentant des difficultés d’autogestion et s’offrira en contexte ambulatoire lors de rencontres individuelles de suivi prodiguées par les infirmières. 

« Les interventions actuelles apparaissent peu efficaces à long terme, car elles sont souvent peu centrées sur le patient, c’est-à-dire qu’elles prennent peu en considération leurs connaissances antérieures, leurs croyances et leurs besoins. L’intervention sera inspirée de la carte conceptuelle  et sera construite en collaboration avec un pédagogue, des infirmières expertes en diabète ainsi que des patients vivant avec le diabète. Une fois développée, l’intervention sera mise en place dans deux milieux de soins. Son acceptabilité et sa faisabilité seront par la suite explorées auprès des patients et des infirmières l’ayant expérimentée. Pour ce faire, des entretiens individuels, de groupe de même que des séances d’observation des rencontres seront effectués » souligne cette infirmière de formation.

L’implication du patient

Sur le plan de la recherche, les travaux utilisent la carte conceptuelle de façon innovante en l’intégrant à une démarche éducative élaborée par des patients et des infirmières. Selon Mme Lafontaine, aucune étude n’a développé une intervention de soutien à l’autogestion inspirée de la carte conceptuelle pour les patients adultes qui vivent avec le diabète de type 2. 

Au plan clinique, cette étude amène une reconnaissance et une valorisation de l’expérience des patients et des infirmières en les impliquant tout au long du processus de recherche. Mme Lafontaine croit que cette étude mènera au développement d’une intervention fondée sur l’expérience des personnes impliquées dans son projet de recherche, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des rencontres de soutien pour les personnes vivant avec le diabète. Cette intervention pourrait par la suite être implantée dans les centres d’enseignement du diabète.

« En tant qu’étudiante au doctorat, il est passionnant pour moi d’être continuellement en situation d’apprentissage et d’avoir l’opportunité de mettre à profit ces connaissances en développant un projet concret qui, je l’espère, aura des retombées positives tangibles sur la vie des patients. La collaboration avec d’autres chercheurs est également un aspect motivant et essentiel à la progression de mes travaux » confie Sarah Lafontaine. 

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