Production d'isotopes médicaux : le cyclotron TR-24 fait ses premières preuves

2012-03-26

Les premiers essais du cyclotron TR-24 ouvrent la voie au développement d'une nouvelle manière de produire des isotopes médicaux avec beaucoup moins d'impact environnemental que ceux produits par réacteurs nucléaires.

Participants à l'atelier pancanadien de production d'isotopes médicaux avec cyclotron. D. à G.: Katie Gagnon, Alexander Zyuzin, John Wilson, Johannes van Lier, Doug Abrams, Roger Lecomte, Lidia Matei, Eric E. Turcotte, Steve McQuarrie, Steve Jakeway, Brigitte Guérin, Martin Toussaint, Umendra Mital

Particpants à l'atelier pancanadien de production d'isotopes médicaux avec cyclotron.



Atelier pancanadien de production d'isotopes médicaux avec un cyclotron

Les scientifiques du Centre de recherche du du CHUS, de l'Université de l'Alberta à Edmonton et Advanced Cyclotron Systems Inc. (ACSI)  de Vancouver se sont réunis à Sherbrooke pour participer à la mise en marche du nouveau cyclotron du CHUS et commencer la première production de technétium (Tc-99m) à l'aide du cyclotron TR-24 – d’une puissance de 24 megaelectrons volts (MeV) - construit et installé par ACSI.

Le nouveau cyclotron TR-24, installé en janvier 2012, est désormais opérationnel et prêt à produire le précieux matériau. 

« Cet atelier nous a permis de démontrer que le nouveau cyclotron TR-24 fonctionne comme prévu jusqu'à 24 MeV et à une puissance plus élevée. »

Brigitte Guérin, chercheuse au Centre de recherche du CHUS et professeure à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS.

  

Un cyclotron pour contrer la pénurie

La technologie du cyclotron avait été proposé par les chercheurs en 2009 pour atténuer la pénurie d’isotopes médicaux alors que le réacteur NRU était arrêté pour une période de 15 mois en raison de fuites d'eau lourde.

« La dernière pénurie de technétium en 2009 et 2010 a entraîné des retards ou des annulations pour de nombreuses procédures en médecine nucléaire en Amérique du Nord, entraînant de nombreuses répercussions sur les investigations cliniques qui étaient jugées urgentes », affirme le Dr Alexander Zyuzin, chercheur principal du projet et directeur de la R&D chez ACSI à Vancouver.

« Les résultats de notre projet constituent une étape importante vers l'élaboration d'une alternative viable à la production d'isotopes médicaux à l'aide de réacteurs nucléaires, une méthode considérée vieillissante et potentiellement dangereuse.»

Alexander Zyuzin, chercheur principal du projet et directeur de la R&D chez ACSI à Vancouver.

> Consultez l'infographique
sur le cyclotron

Prochaines étapes

L'objectif à moyen terme est d'augmenter les niveaux de production pour fournir jusqu'à 50% des besoins québécois en termes de
Tc-99m.

Les scientifiques et ingénieurs continueront le programme de recherche et développement afin de tester la production à grande échelle de technétium et d'autres isotopes médicaux nécessaires pour répondre aux besoins croissants du système de soins de santé canadien.


Le Centre de recherche du CHUS se concentrera sur le développement d'un approvisionnement sûr en isotopes médicaux, y compris le technétiumTc-99m, en plus des traceurs TEP en cours pour les programmes cliniques et scientifiques du CHUS.

Soutien de Ressources naturelles Canada

Cet atelier pancanadien a présenté le travail réalisé sur le projet intitulé Commercialisation du 99mTc produit par cyclotron au Canada.

Ce projet de 11 millions de dollars fait partie du programme de 35 millions de dollars lancé par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme de contribution financière à la production d’isotopes ne nécessitant pas de réacteur (NISP) pour diversifier et améliorer la chaîne d'approvisionnement en isotopes au Canada.

 

Source| communiqué de presse

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